L'énigme de l'Atlantide

Réflexions et interprétations d’une mémoire perdue

Par   Mohammed Chaouki Zine

 

« Quand l’Atlantide surgira... »

Comme il l’avait montré dans son article « Quand le Sphinx rugira... », il pourrait y avoir une éventuelle coïncidence entre trois événements : la découverte des archives atlantes sous le Sphinx et la Grande Pyramide, le basculement des pôles et le retour du Messie. A cela, nous ajouterons des interprétations intuitives et suggestives qui ont rapport étroit avec ces trois événements. Nous estimons que toute découverte de grande portée sur le plan humain a toujours un antécédent significatif comme introduction et prolégomènes. Mais cet antécédent passe souvent inaperçu et apparaît souterrain, sous-jacent et même inconscient et prémonitoire. 

Nous avons, par exemple, constaté que l’imminente découverte des archives ou bien « la mémoire de l’humanité » coïncide drôlement avec une invitation de haut niveau (le président américain) pour tous les biologistes de la planète de mettre en valeur la réalité du génome humain. Officiellement, cette découverte et cette information dévoilée au public ont pour résultat la maîtrise de maladies génétiques et l’éventuelle cure thérapeutique de maladies dont souffrent des millions de terriens comme les maladies d’Alzhaïmer et de Parkinson. 

Mais cette découverte cache une réalité symbolique, sublime et subliminale qui consiste dans la quasi concomitance entre ce qui est microscopique et infinitésimal en nous (le génome) et ce qui est macroscopique et macrocosmique dans notre mémoire, la mémoire de l’humanité, son origine, sa genèse et son « archè », son voyage et son odyssée, sa douleur et sa douceur, son complément et son châtiment et puis sa fin, sa téléologie et son « tèlos ». Nous pouvons dire que l’humanité est aujourd’hui devant une scène décisive, devant une « théâtralisation » de sa vérité humaine et devant sa réalité telle qu’elle apparaît dans le miroir de sa mémoire. Elle s’apprête de répondre à l’une des questions philosophiques les plus ardues « Qu’est-ce que l’homme ?». 

Déjà, dans la mythologie grecque, le sphinx prétendait défier quiconque oserait donner la réponse adéquate. L’homme est par essence prétentieux et joue les scènes héroïques (il se peut qu’il décroche un succès ou bien il essuie un échec). Oedipe en est la preuve éclatante lorsqu’il se présente devant « Abu El Hawl » (le Père de la Terreur) pour répondre à la question formulée. Miracle! Il sort indemne et le sphinx avoue l’héroïsme d’Oedipe. Pour effacer l’ignominie de l’échec, le sphinx se donne la mort. Symboliquement, l’humanité d’aujourd’hui se trouve doublement éprouvée par une vieille question représentée par deux entités : le génome et l’archive. Ces deux complices la mettent devant une réalité amère, celle de savoir ce qu’elle vaut et ce qu’elle sait d’elle-même (d’où l’anthroposophie de Socrate : « Connais toi-même par toi-même »). Intuitivement, nous croyons que l’archive n’a jamais quitté l’humanité depuis son avènement sur cette vie. 

L’archive était toujours une épreuve pour l’humanité afin qu’elle se remette en cause et se demande ce qu’elle sait de son essence et de son existence. Tout prophète envoyé à une communauté avait toujours avec lui une « archive », fut-elle réelle ou symbolique : les dix commandements (Moïse), la Bible, le Coran, les sagesses orientales et d’autres textes dits « sacrés ». En effet, l’être et la lettre sont indissociables, c’est-à-dire l’humanité et sa mémoire, scripturairement, gardée, sauvegardée, mémorisée et commémorée. Quand le Sphinx rugira, l’Atlantide surgira et l’humanité dira alors son dernier mot avant de sombrer dans ses maux.

L’autre événement est le basculement des pôles. Nous ne relatons pas les thèses géologiques concernant les plaques tectoniques et la croûte terrestre susceptible de changement et de déplacement. L’américain Charles Hapgood en avait déjà démontré et sa thèse a été corroborée par Albert Einstein qui avait, d’ailleurs, préfacé l’ouvrage de Hapgood sur le sujet. Le fait que les continents se déplacent, la terre change de rotation ou les pôles basculent donne l’idée d’un cataclysme inimaginable, mais pourrait indubitablement se produire. Les textes religieux parlant du soleil qui se lève de l’ouest (comme il se lève maintenant de l’est) à la fin des temps donnent l’idée d’un changement de rotation ou basculement terrestre. 

Comme disaient certains bientôt nous allons rayer le mot « impossible » de nos dictionnaires. Ceci pour montrer qu’un tel phénomène (une plaisanterie fantaisiste selon certains) n’est pas exempt de survenir. Depuis la découverte des « supernova » (l’explosion des étoiles à la fin de leur âge), les catastrophes brusques et inopinées peuvent indéniablement se produire. Notre étoile (le soleil) la plus proche de notre planète trouvera un jour, peut être, le même sort en s’explosant entraînant avec elle la pulvérisation du système solaire. 

L’impossible est « le possible du dedans » disait Michel de Certeau (le préfixe « in » se dit en latin pour « la négation » et se dit aussi pour ce qui est « à l’intérieur » ou « dedans »). L’impossibilité d’un basculement terrestre est sa possibilité de l’intérieur, c’est-à-dire sa possibilité implicite, invisible, indicible, mais fortement lisible dans les phénomènes sismiques, cosmiques et volcaniques qui augmentent incessamment en connexion avec les activités solaires intenses et le magnétisme des planètes adjacentes. 

Revenant à l’homme ! L’autre événement attendu après le dévoilement des archives et la révolte des continents est le retour du Messie dans la personne de Jésus. Là aussi les religions abrahamiques ont fait signe de son retour à la fin des temps. Une lecture attentive sur qui se déroule dans la scène mondiale laisse entendre que l’humanité se prépare déjà à cet événement, inconsciemment plus ou moins. Le phénomène du « pardon » qui ne cesse de croître a été initié par l’Eglise catholique en faisant son mea-culpa à propos de toutes les injustices infligées aux autres confessions (Croisades, inquisition, discrimination à l’égard des femmes, silence devant les crimes contre l’humanité comme l’Holocauste, etc.). Le pèlerinage du souverain pontife sur les traces des prophètes est une volonté saluée pour tourner la page de 2000 ans de guerres véhiculées par les épines de la haine et les folies de la ruine. Il est aussi une préparation spirituelle pour l’inopiné qui n’annonce pas le moment de son passage, mais se trouve impliqué dans les plis des discours, des comportements, des confessions et des intentions. 

La question qui se pose est de savoir si la résurgence de l’Atlantide a une valeur réelle ou symbolique. Autrement dit, la réapparition de l’Atlantide est-elle une simple découverte de ses archives enfouies en terre d’Égypte ou bien une résurgence réelle à tel point que ce qui a été englouti durant le cataclysme refera surface ? D’après les prophéties de Cayce, par exemple, la résurgence est à la fois réelle et symbolique. L’Atlantide verra le jour par sa mémoire (ses archives) et par sa trace (ses vestiges), ce qui explique la correspondance entre la résurgence du continent perdu et les violents séismes qui l’accompagnent : accouchement douloureux.   

 

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