Égypte : héritage atlante

par Jacques Carletto

Momification : 
De la régénération à la magie noire

 

Le phénomène de la momification est à la croisée de la science qui a pu être avancée, de la médecine rituellique voire de la magie noire perverse et maléfique. Un rapide tour du monde de la momification illustre ces diverses orientations.

Au Pérou les Chimou, puis les Incas momifiaient dans un but de conserver un certain état d'existence assez concret. Les viscères étaient prélevées et enfermées dans un vase comme en Égypte. C'est une liqueur végétale qui était coulée dans le corps parla bouche pour stopper la décomposition des chairs. Au Mexique seuls les personnages clés étaient momifiés mais la momie était ensuite brûlée pour éviter toute perturbation à l'âme du mort comme à celle des vivants. Robert Charroux parle des secrets de l'embaumement dans son best seller (Histoire Inconnue des hommes depuis 100 000 ans) et cite des techniques de momification proche de l'hibernation. Des procédés connus des incas et des égyptiens « La momie de la princesse égyptienne Mené, morte en 332 av JC, dut être mise au réfrigérateur de l'université d'Oklahoma, en mars 1963, car elle se décomposait. Les biologistes constatèrent que les cellules de la peau étaient demeurées intactes. » Quand on sait que des savants russes annonçaient dès 1955 que des êtres vivants, traités après congélation, pourraient être rappelés à la vie après plusieurs milliers d'années on ne peut manquer de rapprocher cette affirmation de la croyance Inca qui prétend qu"« un jour lointain, la science sera en mesure de redonner une âme et la vie aux momies. » On se plait aussi à imaginer ce que pouvaient bien être ces momies du labyrinthe du lac Moeris qu'on refusa de montrer au grec Hérodote Ce dernier estimait d'ailleurs ce labyrinthe plus important que les pyramides. « En effet il se compose de douze cours couvertes; leurs portes sont en vis-à-vis les unes des autres: six du côté nord, six au midi; un seul mur extérieur enveloppe toutes les cours. Les chambres sont doubles, les unes souterraines, les autres en rez-de-chaussée; il y en a trois mille: quinze cents par étage. Nous avons vu et traversé les chambres hautes, nous en parlons après les avoir visitées, nous ne connaissons les souterraines que par ouïe dire. Car les égyptiens qui en ont la garde ont refusé de nous les montrer, disant qu'elles renfermaient les sarcophages des rois fondateurs du labyrinthe, et des crocodiles sacrés. » (Hérodote - Histoires CXLVIII). Le visionnaire américain Cayce, quant à lui, indique dans ses « lectures » comment un chef atlante émigré en Égypte dominait les techniques de régénération: : « il commença par se retirer et faire une retraite afin que la régénération de son corps puisse se faire, que son corps se décante de ses faiblesses physiques. Et puisant dans ses sources de régénération, il recréa son propre corps dans ses forces élémentales afin de pouvoir assumer matériellement sa tâche politique » (Lecture 28294 -150)...Dans ce temps-là, l'espérance de vie dépassait cent ans, ou plusieurs centaines d'années (lecture 2533-4)...

En Chine antique on ne momifiait que ceux qui avaient acquis durant leur vie une conscience capable de s'identifier à la vie des ancêtres supérieurs. La momification servant à prolonger psychiquement l'état humain.

MomieLorsque la momification s'est généralisée, en Égypte, on peut penser qu'elle ne visait plus alors qu'un désir très matérialiste, voire quasiment malsain de perdurer physiquement à tout prix. On passe alors insensiblement du rituel magique de libération de l'âme à la survie perverse (sorcellerie, satanisme ?) du double. D'où les rumeurs de malédictions, de vampirisations que la science cartésienne semble ignorer mais que les faits attestent. Telles les histoires de maisons hantées, les névroses obsessionnelles dues à la possession par les ombres (doubles) que l'exorcisme religieux traite encore de manière efficace. Le Parisien libéré du 7 Février 1972 relevait au sujet de Tout-Ankh-Amon : page 12 « On apprend, au Caire que M.Kamal Mahrez, chef des services des antiquités égyptien-, 52 ans, est mort récemment d'une hémorragie cérébrale. C'est un décès qui risque de faire rebondir les discussions sur la légende de Tout-Ank-Amon, pharaon de la XVllle dynastie, dont la momie aurait entraîné la mort de presque tous ceux qui étaient associés à sa découverte... On ne manquera pas de faire remarquer que M. Kamal Matirez avait signé, récemment, avec le British Muséum de Londres, un accord pour une exposition de cinquante objets provenant de la tombe de Tout-Ankh-Amon. Il avait succédé dans ses fonctions à M. Mohamed Medhi qui mourut, lui aussi, d'une hémorragie cérébrale alors qu'il venait d'autoriser l'exposition, à Paris, d'un certain nombre d'objets du trésor de Tout-Ankh-Amon... »

 

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