Égypte : héritage atlante

par Jacques Carletto

Des techniques avancées : 
Le Nil et ses ingénieurs hydrauliques

 

Hérodote nous a livré dans ses Histoires des informations sur les maîtrises techniques de la civilisation égyptienne. De quoi étonner le « barbare grec » qu'il représentait à l'époque. Le lac Moeris par exemple recelait en son centre deux pyramides dont la hauteur visible était équivalente à la hauteur qui se trouvait au dessous de l'eau... Hérodote précise que le périmètre du lac équivalait 3600 stades soit 567 kilomètres. On peut imaginer la compétence des ingénieurs qui ont créé un univers lacustre artificiel de cette taille.

De même pour la dérivation du Nil qui, sur plusieurs centaines de kilomètres, doublait le fleuve, se jetait dans le lac Moeris pour rejoindre enfin la méditerranée .

« L'eau du lac ne jaillit point du sol, qui est, en ce lieu là, prodigieusement aride; elle est amenée du fleuve par des canaux; pendant six mois elle coule dans le lac, pendant six mois elle en sort et retourne au Nil. Quand elle reflue hors du lac, elle rapporte au roi un talent d'argent par jour, à cause des poissons; quand elle y entre, seulement vingt mines » (histoires. CXLIX) Comme le relate la Revue Atlantis N° 337 (Mars Avril 85) « Devant tous ces travaux, où les écluses et l'eau d'un lac immense interféraient dans u n jeu colossal et savant, il faut bien concevoir qu'au-delà des efforts physiques demandés aux ouvriers devaient intervenir des études topographiques et des calculs qui ne pouvaient être assurés que par des véritables « ingénieurs en hydraulique »... II y a plus étonnant encore, selon ce qui a été dit a Hérodote, à savoir que dès la première dynastie, Ménès aurait fait dévier le cours du Nil et construire Memphis, sa capitale, sur l'ancien lit du fleuve.»

 

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