Table des pharaons

 

 

Pour établir la chronologie des pharaons, qui ont régné plus de 3 000 ans sur l'Égypte, l'égyptologie les a répartis en dynasties, numérotées de 1 à 30, lesquelles sont regroupées par rubriques :

Époque prédynastique

Époque thinite

Ancien Empire

Première période intermédiaire

Moyen Empire

Deuxième période intermédiaire

Nouvel Empire

Troisième période intermédiaire

Basse Époque

Epoque Grecque

Epoque Romaine

Mais il ne faut pas négliger le fait que dresser la liste des pharaons avec les dates exactes de leurs règnes est chose extrêmement difficile, car, ainsi Georges Posener l’explique dans " Le dictionnaire de la Civilisation Égyptienne " :

" Les Égyptiens comptaient les années pour chaque roi séparément et recommençaient le compte à chaque changement de souverain. Ils disaient : " An 5 de Ramsés ", " An 20 d'Aménophis ", sans se préoccuper de l'ordre de succession des pharaons. Ils ne donnaient même pas de numéros aux rois porteurs du même nom, comme nous avons l'habitude de le faire, mais distinguaient les onze Ramsès et les quatre Aménophis par différents éléments de leur protocole. Ainsi l'Egypte a eu autant de petites ères indépendantes et sans corrélation entre elles qu'elle a eu de pharaons. Comment savoir, dans ces conditions, qui, de Ramsès ou d'Aménophis, et lequel, parmi les Ramsès et les Aménophis, a régné avant l'autre ? Comment savoir à quelle époque ils ont vécu ? Les inconvénients de la datation égyptienne sont évidents et on comprend les difficultés que les historiens ont rencontrées pour déterminer l'ordre des événements (chronologie relative) et pour les situer dans le temps (chronologie absolue). La tâche aurait été irréalisable sans l'aide des Égyptiens eux-mêmes.

" Ils ont eu Manéthon : son histoire, abrégée et corrompue, garde encore des listes de pharaons, classés par ordre de succession et répartis en trente et une dynasties, avec durées de règnes et totaux des années. On possède ensuite le Papyrus Royal de Turin rédigé au Nouvel Empire : ce texte qui fournit des renseignements du même genre que Manéthon est précieux en raison de sa date, mais il n'en reste que des lambeaux. A la même époque remontent trois Tables Royales : simples nomenclatures de pharaons dressées à des fins religieuses. Enfin l'Ancien Empire a laissé des Annales royales (Pierre de Palerme) dont sept fragments ont été retrouvés : les faits saillants y sont partiellement énumérés année par année jusqu’à la Ve dynastie. A ces sources de base, s'ajoutent les documents de toute sorte, et ils sont innombrables, qui nomment des rois et qui portent des dates.

" On pourrait penser qu'en combinant ces différentes données il serait relativement aisé d'établir la chronologie; il s'agirait en somme, procédant par étapes, de fixer d'abord l'ordre des rois, de déterminer ensuite pour chacun la durée du règne, après quoi il ne resterait plus qu'à additionner les résultats obtenus. Dans l'abstrait, le plan est simple, mais la réalisation en est difficile; elle se heurte à des obstacles multiples. En effet, les sources dont on dispose sont muettes sur la durée de certains règnes, elles sont incomplètes ou discordantes pour d'autres. L'histoire ne se laisse pas toujours réduire à un échelonnement harmonieux de pharaons. Elle connaît des interrègnes comme elle compte des corégences. A certaines époques, des rois, des dynasties entières gouvernent simultanément différentes parties du pays et usent chacune de sa datation propre.

" Faute de savoir que certains règnes sont contemporains, on les enregistre les uns après les autres - et on fausse le calcul. Ces raisons et d'autres encore font que le procédé indiqué, s'il donne de bons résultats pour les périodes de stabilité politique, ne permet pas d'établir une chronologie précise.

" Celle-ci ne saurait se passer de repères fixes et c'est l'astronomie qui va les lui fournir. Pour comprendre comment cela peut se faire, supposons que nous supprimions l'année bissextile; faute d'ajouter, tous les quatre ans, un jour au mois de février, notre année calendérique se décalerait de l'année solaire ou naturelle. L'écart, insignifiant pour commencer, augmenterait progressivement à raison d'un jour par quatre ans; il atteindrait 10 jours au bout de 40 ans, 30 jours au terme de 120 ans et ainsi de suite. Notre année deviendrait ce qu'on appelle vague ou mobile, elle se déplacerait continuellement par rapport à l'année fixe régie par le soleil. Il n'y, aurait plus coïncidence entre les dates du calendrier et les phénomènes naturels; à un certain moment, l'almanach indiquerait la canicule en janvier et il neigerait en plein mois d'août. Avec lenteur et régularité, tous ces phénomènes fixes feraient le tour du calendrier et finalement se retrouveraient à leurs dates initiales; mais quatre ans plus tard le décalage recommencerait. Combien de temps. faudrait-il pour que le tour complet s'opère? Le calcul est simple : un nombre d’années égal à quatre fois le nombre de jours du calendrier, soit 365 x 4 = 1460 ans.

" Ce qu'on vient de décrire sous forme d'une supposition était une réalité dans l'Egypte ancienne. Car elle se servait d'un calendrier de 365 jours et ignorait l'année bissextile avec son jour intercalaire. Les Égyptiens avaient observé que les phénomènes naturels se déplaçaient dans l'année calendérique et à plusieurs reprises ils avaient noté la date du calendrier à laquelle s'était produit un fait astronomique fixe, fort important à leurs yeux. Il s'agit du lever héliaque de l'étoile Sothis, notre Sirius.

" Nous savons qu'en l'an 139 de notre ère (cette date est sûre) le lever de Sothis avait coïncidé, fait mémorable, avec le 1er jour de l'an du calendrier mobile des Égyptiens. A partir de cette date certaine il n'est pas difficile de calculer l'écart entre le 1er de l'An mobile et le jour du lever sothiaque pour n'importe quelle date des siècles antérieurs; on a vu, en effet, que tous les 4 ans le décalage augmente d'un jour, Et quand un document d'une époque chronologiquement incertaine signale que Sothis s'est levée en telle année de tel roi, tel jour du calendrier mobile, on peut déterminer, à 4 ans près, la date absolue de l’événement et, de la sorte, situer clans le temps le roi en question.

" Les documents de ce genre sont peu nombreux : quatre pour le Nouvel Empire, un pour le Moyen Empire (an 7 de Sésostris III = 1872 av.JC).

" A partir de ces dates on procède par addition des règnes; naturellement, à mesure qu'on s'en écarte, la marge d'erreur possible augmente : pratiquement nulle pour les dynasties XII et XXVI-XXX, insignifiante pour le Nouvel Empire, elle est sensible pour les Périodes Intermédiaires et devient particulièrement grande pour les hautes époques et les savants sont loin d'être d'accord sur le début de l'histoire égyptienne ; les uns font commencer la Ière dynastie vers 3200 et d'autres, vers 2850. "

" Celle-ci ne saurait se passer de repères fixes et c'est l'astronomie qui va les lui fournir. Pour comprendre comment cela peut se faire, supposons que nous supprimions l'année bissextile; faute d'ajouter, tous les quatre ans, un jour au mois de février, notre année calendérique se décalerait de l'année solaire ou naturelle. L'écart, insignifiant pour commencer, augmenterait progressivement à raison d'un jour par quatre ans; il atteindrait 10 jours au bout de 40 ans, 30 jours au terme de 120 ans et ainsi de suite. Notre année deviendrait ce qu'on appelle vague ou mobile, elle se déplacerait continuellement par rapport à l'année fixe régie par le soleil. Il n'y, aurait plus coïncidence entre les dates du calendrier et les phénomènes naturels; à un certain moment, l'almanach indiquerait la canicule en janvier et il neigerait en plein mois d'août. Avec lenteur et régularité, tous ces phénomènes fixes feraient le tour du calendrier et finalement se retrouveraient à leurs dates initiales; mais quatre ans plus tard le décalage recommencerait. Combien de temps. faudrait-il pour que le tour complet s'opère? Le calcul est simple : un nombre d’années égal à quatre fois le nombre de jours du calendrier, soit 365 x 4 = 1460 ans.

" Ce qu'on vient de décrire sous forme d'une supposition était une réalité dans l'Egypte ancienne. Car elle se servait d'un calendrier de 365 jours et ignorait l'année bissextile avec son jour intercalaire. Les Égyptiens avaient observé que les phénomènes naturels se déplaçaient dans l'année calendérique et à plusieurs reprises ils avaient noté la date du calendrier à laquelle s'était produit un fait astronomique fixe, fort important à leurs yeux. Il s'agit du lever héliaque de l'étoile Sothis, notre Sirius.

" Nous savons qu'en l'an 139 de notre ère (cette date est sûre) le lever de Sothis avait coïncidé, fait mémorable, avec le Ier jour de l'an du calendrier mobile des Égyptiens. A partir de cette date certaine il n'est pas difficile de calculer l'écart entre le Ier de l'An mobile et le jour du lever sothiaque pour n'importe quelle date des siècles antérieurs; on a vu, en effet, que tous les 4 ans le décalage augmente d'un jour, Et quand un document d'une époque chronologiquement incertaine signale que Sothis s'est levée en telle année de tel roi, tel jour du calendrier mobile, on peut déterminer, à 4 ans près, la date absolue de l’événement et, de la sorte, situer clans le temps le roi en question.

" Les documents de ce genre sont peu nombreux : quatre pour le Nouvel Empire, un pour le Moyen Empire (an 7 de Sésostris III = 1872 av.JC).

" A partir de ces dates on procède par addition des règnes; naturellement, à mesure qu'on s'en écarte, la marge d'erreur possible augmente : pratiquement nulle pour les dynasties XII et XXVI-XXX, insignifiante pour le Nouvel Empire, elle est sensible pour les Périodes Intermédiaires et devient particulièrement grande pour les hautes époques et les savants sont loin d'être d'accord sur le début de l'histoire égyptienne ; les uns font commencer la Ière dynastie vers 3200 et d'autres, vers 2850. "

La Chronologie que je vous propose n'est donc ni fausse, ni exacte, c'est une de celles admises entre autres.

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