Une reine atlante vénérée par les Touaregs : 
Tin Hinan

Extrait de « Le mystère du Sahara et des hommes bleus » d’Elizabeth Kalta

 

Tin Hinan est la reine dont Pierre Benoît modifiera le nom pour les besoins de son roman "L'Atlantide" en le restituant en Antinéa. en 1918, date de la sortie de son livre, Pierre Benoît se fondait sur des traditions sahariennes pour donner vie à son héroîne.

Tout ce que l'on savait sur cette mystérieuse défunte se résumait à ce qu'avait recueilli un officier français, Léon Lehuraux, qui avait vécu de longues années au Sahara. Selon la légende, à une date indéterminée, Tin-Hinan serait venue du pays des Berabers, avec sa fidèle suivante Takamat et un certain nombre d'esclaves, pour se rendre au Hoggar. Elle était montée sur une superbe chamelle blanche et avait emporté de nombreuses charges de dattes et de miel. Mais la route était longue jusqu'au Hoggar

Après des jours et des jours de marche, ses provisions de bouche commençaient â s'épuiser et nulle oasis n'apparaissait à l'horizon. Aux dunes succédaient d'autres dunes, et aux rochers, d'autres rochers. Au point que la caravane en était menacée dans son existence.

Un soir, cependant, alors que Takamat faisait accroupir son méhari (dromadaire) devant un petit monticule de sable, elle vit ce sable bouger. Elle se pencha, fébrile, creusa légèrement et découvrit une termitière, o0 les insectes avaient emmagasiné du grain. Aidée des esclaves noirs, Takamat ramassa la précieuse manne, et alla l'offrir à Tin- Hinan, qui était restée sur son méhari comme doivent le faire les femmes nobles. Cette provision inattendue permit à la caravane de continuer sa route et d'atteindre le Hoggar dans de bonnes conditions. Cependant, en reconnaissance de ce bienfait, Tin-Hinan décida de fonder à cet endroit les bases de son nouveau royaume. C'est de sa lignée que naquit la race des Touaregs. Et c'est en souvenir de cet épisode que les tribus vassales des Dag Rali et des Kel Ahnet, descendantes de Takamat, payèrent annuellement la «tioussé» aux tribus nobles des descendants de Tin-Hinan. A la mort de cette reine, chaque Targui qui passait à hauteur de son tombeau y déposait une pierre en signe de dévotion. Peu à peu, s'éleva un monument de rocailles, haut de 30 mètres et jamais achevé, au sud-ouest de Tamanrasset.

 

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